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    Bon, j'avoue, je me suis perdu. Ohlala, ça peut arriver à tout le monde, non ? D'ordinaire, je sors à l'autre station, celle d'avant, The Clash. Bon, Gorilla Biscuits, franchement, ça ne me disait rien du tout. C'est aussi pour ça que j'allais à la conférence de Christophe Brault, ce mardi 15 novembre dernier au Conservatoire, histoire de me pencher sur la cartographie du rock afin de mieux m'orienter.

C'est vrai, quoi, on laboure à l'oreille toujours les mêmes micro-sillons, on vénère les mêmes vieilles pochettes usées, on n'ose pas trop farfouiller. On n'ose pas du tout exhiber son punk. On balise sur toute la ligne qui part de ABBA jusqu'à AC/DC. On se calfeutre dans son genre musical. En fait, on s'étiole. Résultat : à trop chouchouter ses œillères, à peine sorti des langes et des bacs de disquaires, on a tous plus ou moins confondu les groupes, les titres, les modes vestimentaires, on s'est tous fringués avec les surplus de l'Armée du Salut, on se croyait post-punk alors qu'on était pré-pubères. Mauvais, mauvais...


    Là, au moins, avec une carte du rock dans la caboche, c'est clair, on pourra se repérer lors de la prochaine conférence du mardi 13 décembre prochain, conférence tout aussi géniale sur « le panorama musical de New York au 20e s. », une balade main dans la main avec notre guide, Guillaume Kosmicki, pour ne pas se perdre dans les méandres de la pop-culture. Parce que c'est vite arrivé, mine de rien. On part de Bad Religion, on pense descendre à Billy Idol, histoire de se payer un vinyle vintage au disquaire du coin, et on se retrouve égaré à mi-chemin entre U2 et Duran Duran. Complètement décalé.


    Et là, on hallucine. Il y aurait des correspondances ? Entre Joy Division et Fleetwood Mac ?

Ce serait quoi, alors ? Une nouvelle ligne de bus à la demande ?
    Ce qui est d'autant plus déplorable d'avoir loupé cette conférence du 15. On ne saura jamais vraiment ce qu'elle contenait, à moins de partager un syndrome de Stockholm avec Christophe Brault et de squatter sa maison. Ou de le réinviter pour la même causerie, ce qui serait quand même plus simple que d'amener sa brosse à dents chez lui. Et puis peut-être qu'on ne mange pas la même chose, va savoir.


    Bref, l'autre soir, le 15, après bien des détours, quand je suis finalement arrivé au Conservatoire, il pleuvait, les portes étaient fermées, je croyais que j'allais crever comme un junkie un soir de manque, et puis là, heureusement, Patti, la bibliothécaire, (pas la Patti Smith de maintenant, hein, la vraie, celle qui clignote, la version 76 dont nous parlera le 7 février 2017 Christophe Brault) discutait encore devant la boutique avec le Velvet Underground, conversation qu'analysait Pascal Bussy pour sa conférence du 10 janvier 2017. Lou Reed, qui sifflotait du Santana, fermait la taule, vu qu'il avait les clés. Ils m'ont tous traîné pour siroter une binouze vegan chez Warhol, avec Nico qui rigolait comme une icône rock, c'était dément. Comme tous les after après le in.


    Un peu plus tard et trop tôt le matin d'après, j'ai repris le R.E.M. vers ma banlieue grisâtre, avec changement à The Misfits pour rejoindre Iron Maiden. C'est chouette, ces conférences, ça vous remet les neurones en perspective, et puis surtout, on rencontre des tas de conférenciers épatants ! Bon, je vous laisse, je dois gonfler mon matelas pour la soirée cassoulet/pré-électro-pop-rock chez Christophe Brault… A moins que ce ne soit chez Pascal Bussy ? Rhô, je me sens raide Dead Kennedys, moi, ce matin...